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Il n'y a que l'instant d'essentiel. Le reste n'est là que pour nous distraire. Nous sommes dotés d'un super outil: le libre-arbitre*. Il n'y a que lui qui peut nous  faire revenir à Lui, en toute Conscience. 

 

 

 

Le Maitre du yoga-originel dit sur le libre-arbitre: "Le libre-arbitre est une condition essentielle, fondamentale de notre humanité, de notre incarnation. Il nous a été donné en même temps que la conscience de soi (grâce à l'ego) pour que nous puissions décider en toute liberté de revenir à notre origine, pour choisir de notre propre chef entre le bien et le mal, la Lumière et les ténèbres. Le libre-arbitre est une Grâce de Dieu. Mais toutes choses ayant deux faces, beaucoup de nos souffrances viennent de cette liberté car il arrive bien souvent que nous ne choisissions pas le bien."

 

Je prends Conscience qu'en étant centré, en posant ma Conscience sur Lui, je n'ai plus d'accroche sur mes pensées. J'ai pris Conscience qu'elles ne sont pas vraies, elles nous illusionnent, elles n'ont aucune consistance, elles sont volatiles comme un brouillard dans la vallée. Elles passent dans mon esprit comme des nuages passent dans le ciel. J'ai pris Conscience du moment présent, de l'instant présent. Il est le seul, vrai instant réel et n'est besoin que de Lui. Je remarque maintenant, quand je prends Conscience des choses, c'est comme si je signe en Conscience ce dont j'ai pris Conscience. 

 

Voilà, c’est une chose faite, j'ai téléphoné à cette personne qui s'occupe de cette adolescente trisomique. Elle m'a donné quelques outils que je vais mettre en place dès ma prochaine rencontre avec elle, c'est à dire demain matin. Nous avons beaucoup discuté toutes les deux, inter changé des infos capitales sur ce sujet, comme pour nous aider à avancer de façon simultanée.

 

Je me rends compte avoir observé des aptitudes, des comportements, des expressions qui me permettent aujourd'hui de dialoguer sur le sujet avec facilité, en étant constructive, pertinente et objective de par cette expérience faite avec elle. Je suis étonnée d'ailleurs, d'avoir donné un état de situation qui résume assez bien, ma problématique avec cette adolescente. Comme si à chaque parole prononcée, "Il" me faisait dire les mots essentiels, une construction de phrase qui me fait rebondir sur quelque chose de pertinent, d'audacieux. Qui me fait ouvrir les yeux sur un cheminement où ma place devient prépondérante. 

 

 

Dans ce dialogue, je remarque avoir eu besoin de donner un cadre. Un cadre, qui permet entre collègues de partir toutes du même centre. Être toutes sur la même base, sur la même longueur d'onde. C'est plus facile après, pour diffuser l'information. Elle est ciblée, comme d'un objectif à atteindre. Il y aura plusieurs manières d'atteindre cet objectif. À chacun le sien. Cependant, cela permet d'évoluer en ayant en Conscience ce même sujet: permettre à cette adolescente de vivre ses activités, en prenant en compte ses actes et d'y remédier si elle ne rentre plus dans le cadre proposé.

 

De toutes les personnes avec qui je travaille, je me rends compte qu'avec Coralie (cette trisomique), un lien se crée entre nous. Quand je pars pour cette intervention, c’est avec le coeur léger, la chaleur dans ma poitrine, le sourire aux lèvres que je me dirige chez elle. Les interventions ne sont pas toujours "roses". Suivant ces états d'âme, l'intervention se passe comme entre deux couleurs: c'est blanc ou c'est noir. Cependant, je m'y retrouve totalement. Ce n’est pas comme chez les adultes où il va y avoir un panel de couleurs comme le gris clair et le gris foncé. Chez elle c’est cash, comme un enfant. Et dans cet enfant, je m'y retrouve. 

 

Nous avons beaucoup de fou rire, d'amusement. Je remarque qu'elle peut être très drôle quand ses pensées n'interfèrent pas. 

 

En écrivant ces lignes, la compréhension me vient instantanément, comme si elle devient automatique. Je me rends compte à l'instant qu'en étant dans le moment présent, à faire ce que je dois faire, étant à ma place je me rends compte qu'il n'y a plus rien qui vient interférer cet instant. Je suis totalement, pleinement dans cet instant d'où ma facilité à m'exprimer, à rire. C'est comme quand on dit, l'instant et si pleins de tout. Oui, il est si plein de tout, quand nous sommes dans l'instant à 100 %. L'instant nous remplit totalement de Sa Présence. Il n'y a plus de pensées, de concepts, de croyances, de doute, de crainte, d'angoisse, qui peut interférer ce moment et le rendre peu attractif. Non, je suis vraiment là, entière, à cet instant même pour profiter pleinement de Lui, en toute Conscience. 

 

Je me rends compte d'avoir éliminé toutes ces choses qui me mettait souvent en décalage avec l'instant. Éliminer toutes ces choses me permet de vivre la vie telle qu'elle est et non tel que j'aimerai qu'elle soit. Ce qui me permet de me rendre compte du moment, de l'instant. Maintenant, il n'y a rien qui m'empêche de regarder avec une telle profondeur, une telle intensité, qu'être à cet instant présent. Ainsi, l'instant en devient vaste. Je remarque que l'instant en devient vaste. 

 

Hier quand je suis allée me promener, je regardais la nature. Je regardais la nature différemment de ce que j'ai pu voir le paysage, les autres fois. Comme si le paysage avait changé. Une légèreté, une profondeur, enfin mon regard était plus large. Plus de paix aussi, je ressentais plus de paix, de sérénité. Le paysage n'a pas changé, c'est seulement ma perception qui a changé. 

 

Je me rends compte de ce qui me permet d'être plus présente, c'est mon libre arbitre. Je remarque être arrivée à remettre ma Conscience à sa place, là où elle doit être. C'est comme si le reste ne m'intéresse plus. Si nous posons notre Conscience sur ce qui est négatif, sur ceux qui nous ont fait souffrir, sur des histoires qui n'en valent pas la peine, sur nos pensées pour en faire des concepts, nous faisons donc le choix d'être mal. Si nous posons notre Conscience sur Lui, nous nous autorisons à vivre dans le bonheur, dans l'instant présent et ça faut tout l'or du monde. 

 

Je me rends compte de la profondeur des choses, quand je suis en Lui, par la technique du Saint-Nom, comme lorsque je me promenais, hier. Comme si le vent me traversait par son souffle, comme s'Il me nettoyait mon intérieur. Et en me nettoyant, je vois le monde différemment, je le perçois différemment. Comme si je m'harmonise avec Lui. Lui étant partout. Comme si je me rends compte du bon endroit, de la bonne place. 

 

Je sentais des odeurs familières de fleurs, les oiseaux qui gazouillaient, comme s'ils en avaient augmenter le volume. En revenant vers le village, une légère effluve de pin s'est fait sentir. C'est avec le sourire que je l'ai accueilli, ça me parler totalement. Le pin à bercer toute mon enfance. Et bien des choses en ce moment me rappellent mon enfance. Comme cette semoule à l'orange que j'ai mangée la dernière fois chez mes parents. Un souhait que je lui ai dit à ma maman, de me faire de la semoule à l'orange en dessert. Ce qui nous a permis de nous rappeler ces moments fantastiques où nous pique-niquions au lac de Sanguinet, quand on était petits, entourés de ces majestueux pins. 

 

Ce chamboulement intérieur dernièrement, m'a permis de découvrir, d'approfondir un peu plus, l'instant, l'instant présent. Il est plus riche, plus consistant. En éliminant toutes ces couches intérieures, je me rends compte de découvrir l'instant. C'est avec tout mon être que je découvre l'instant. Comme je vis intensément par l'odorat, le gout, la vue, le toucher, je vis intensément donc par les sens, cet instant.  Plus pénétrant, plus consistant c'est sûr ! 

 

Ce qui me permet de vivre plus intensément encore la méditation formelle. En étant dans la technique du Saint-Nom, je profite, je ressens plus encore ce que je dois y vivre. Je découvre ainsi de nouveaux espaces dont je ne soupçonnai pas. Je ne pouvais pas les soupçonner ces nouveaux espaces, simplement parce que je n'étais pas à ma place. Quand on est à notre place, on découvre, on explore avec insouciance, avec étonnement, je dirai, émerveillement. On n'a plus peur, la peur est partie. Beaucoup de chaleur, de délicatesse, nous englobe tellement quand on est dans cet instant pour se rendre compte que la peur n'existe pas. En étant dans cette posture, je me rends compte être bien, je m'en régale.  C'est dans cette sadhàna que je dois être. 

 

En écrivant tout ça, je prends Conscience que tout part du spirituel, que tout part de Lui. Je me rends compte être un être si petit. J'ai dû en faire des choses pour me rendre compte qu'enfin de compte, toutes ces choses réfléchies, organisées, construites par ce mental indiscipliné me perdent. Comme un grand château de cartes monté en plusieurs épisodes et qui part par une légère prise.

 

On gâche beaucoup de moments qui sont à la base intense, par nos peurs, nos angoisses, nos craintes, nos incertitudes, on se laisse envahir, on n’est pas dans la bonne force, on est dans la force des ténèbres, dans le faux égo, dans notre vanité, notre jalousie, on est dans la négativité, on s'en rends pas compte perdu dans nos délires. 

 

L'Instant est tout le contraire. L'instant est Amour, l'instant est Paix, l'instant est Bonheur, joie, émerveillement et contentement. Tout ça, c'est ce qui résume Le Saint-Nom, cette force, cette Énergie divine qui nous habite. Notre Créateur nous a tellement bien fait, qu'on ne s’en rend pas compte. On ne s’en rend pas compte pour avoir été déprogrammé quand on a commencé à grandir. 

 

(Mardi 11 juillet 2017)

 

Tag(s) : #SaintNom, #méditation, #Conscience, #instant, #Paix, #Pensées, #simplicité

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